La liste de mes envies ~Grégoire Delacourt

9782253168539FS

Résumé :

Les femmes pressentent toujours ces choses-là.

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

 

Mon avis :

            J’ai acheté ce livre chez un bouquiniste, sans trop savoir dans quoi je m’embarquais. Pour une fois, je l’ai lu le soir même, moi qui d’habitude attends plusieurs jours ou semaines avant de commencer un nouveau livre. Mais pas cette fois, il faut dire que le livre n’est pas très long, un peu moins de 200 pages. Il se lit facilement tant l’écriture est fluide et agréable. L’auteur nous invite dans la vie de Jocelyne, heureuse ou malheureuse gagnante de l’Euro millions. Elle choisit dans un premier temps de ne rien dévoiler à son mari, nous faisant part de ses réflexions au sujet de l’argent et du bonheur :

♥ J’aimais profondément ma vie et je sus à l’instant même où je le gagnais que cet argent allait tout abîmer, et pour quoi ?

♥ Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter, mais juste détruire. Le bonheur. Mon bonheur, en tout cas. Le mien. Avec ses défauts. Ses banalités. Ses petitesses. Mais le mien. Immense. Flamboyant. Unique.

Tout au long de son histoire, Jocelyne nous livre ses pensées et ses espoirs. L’argent qu’elle gagne pourrait changer sa vie pour le meilleur comme pour le pire. À travers ce personnage attachant et doux, je me suis surprise à penser qu’effectivement, j’ai mon propre bonheur et qu’il me suffit : je le nourris chaque jour et il dévore avec appétit mes rires et mes joies, mes instants de paix et d’espoir. Aurais-je besoin de rajouter une somme faramineuse pour que ce bonheur soit perpétuel ? Pourrais-je avancer en étant tout le temps dans une bulle de bonheur ? Parce que justement, et c’est ce que ce livre nous amène à penser et comprendre : le malheur permet au bonheur d’exister et inversement.

Jocelyne puise sa force dans ses amis, sa famille et son mari Jo. Elle décrit sa vie comme tranquille et heureuse aux côtés de Jo. A-t-elle besoin de plus ? Elle ne le sait pas vraiment. Elle fait plusieurs listes : une liste de ses besoins et une liste de ses envies. Elle se prend à rêver de tout ce qu’elle pourrait faire avec son argent qu’elle garde caché de son mari. Et vous, quels seraient vos besoins ? Et vos envies ? Sont-ils complémentaires ?

Je vous recommande ce livre qui se lit rapidement, de même que la postface de l’auteur et son regard intéressant sur la maladie d’Alzheimer dont est atteint le père de Jocelyne. Un film a été réalisé à partir de cette histoire, mais je ne suis pas sûre de le regarder. Le livre en lui-même m’a suffit et je ne suis pas convaincue de sa portée à l’écran.

Points positifs : les réflexions sur le bonheur et l’argent, le personnage de Jocelyne que j’aime beaucoup, la postface sur la maladie d’Alzheimer.

Points négatifs : difficile d’en trouver dans ces 200 pages, si ce n’est la situation qui vient tout chambouler dans la vie de Jocelyne, lié au gain de l’Euromillions.

Et vous, l’avez vous lu? Qu’en avez vous pensé?

La fille du train ~ Paula Hawkins

La fille du train

Résumé :

            Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis :

            Pour mon anniversaire, mon copain m’a offert ce livre. J’avais vu la bande-annonce du film adapté du roman à la télé et je lui en avais parlé. Les deux minutes de la bande-annonce m’avaient donné envie d’en savoir plus. Je préfère toujours, lorsque c’est possible, lire le livre avant de regarder l’adaptation à la télé. D’ailleurs, à ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Non pas que je n’ai pas aimé le livre, au contraire. J’attends juste que mon copain finisse l’histoire pour regarder le film avec lui.

Ce roman fait partie de la longue liste de livre que je ne lirai qu’une fois. Ça ne s’explique pas, mais je sais ce qu’il se passe, comment se déroule l’histoire et je n’ai jamais été déçue lors de la lecture. Il y a eu quelques petites longueurs qui m’ont donnée envie de lire plus vite, mais j’ai pris mon mal en patience et j’ai bien fait. Parce que ces petites longueurs sont justement bourrées de détails pour la suite de l’histoire et son dénouement.

♥ C’est ma faute. Je buvais déjà, de toute façon, j’ai toujours aimé boire. Mais je suis devenue plus triste, et la tristesse, au bout d’un moment, c’est ennuyeux – pour la personne qui est triste et pour tous ceux qui l’entourent. Puis je suis passée de quelqu’un qui aime boire à alcoolique, et il n’y a rien de plus ennuyeux que ça.

J’ai donc suivi les aventures – ou plutôt mésaventures – de Rachel, alcoolique qui s’ignore, à la recherche d’une vie meilleure après sa séparation. En colocation dans la banlieue de Londres, elle observe tous les jours la même maison à travers les vitres du train qui la conduit à la capitale. Elle invente une vie au jeune couple qui y habite. Vie qui va se trouver chamboulée lorsque la femme disparaîtra. Enquête personnelle et sous l’emprise de l’alcool, on tente de connaître la vérité en creusant les trous noirs de Rachel. Tout est là pour nous donner envie de lire la suite. Un rebondissement en amène un autre, une question en soulève une autre et le final m’a donné des frissons

Le vide: voilà bien une chose que je comprends. Je commence à croire qu’il n’y a rien à faire pour le réparer. C’est ce que m’ont appris mes séances de psy: les manques dans ma vie seront éternels. Il faut grandir autour d’eux, comme les racines d’un arbre autour d’un bloc de béton; on se façonne malgré les creux.

Ce fut un plaisir de lire ce roman et la fin a ravivé mon envie de voir le film. Plus qu’à attendre que mon copain termine l’histoire…

Points positifs : le scénario bien ficelé et l’héroïne alcoolique perdue dans ses trous noirs à la recherche de la vérité.

Points négatifs : quelques longueurs que j’ai failli sauter.

Vous l’avez lu? Qu’en avez vous pensé?

Un avion sans elle ~ Michel Bussi

un avion sans ailes

Résumé :

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus à Émilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Mon avis 

J’ai acheté ce livre sans jamais avoir entendu parler de l’auteur. Je me souviens que le résumé m’avait attirée et intriguée. Le livre s’est retrouvé dans ma pile à lire sans que j’y touche de suite : je fonctionne comme ça en général. J’achète, je laisse de côté et un jour, je sens qu’il est temps.

Quand j’ai tourné la première page, je ne savais pas encore que je n’allais plus lâcher ce bouquin avant des heures. Ça faisait tellement longtemps que ça n’était pas arrivé. Un livre si prenant que les minutes passées à lire se transforment en heures et journées. J’avais envie de savoir la fin. Ce sentiment me poussait le soir à presque courir me mettre au lit pour retrouver les personnages et leur histoire si bien ficelée.

Elle ne vit pas les lumières s’éteindre. Elle ne vit pas l’avion se tordre comme une vulgaire canette de soda au contact d’une forêt d’arbres qui semblaient un à un se sacrifier pour ralentir la course folle de l’Airbus.

Ils pensaient qu’il ne faut pas tourner le dos à la chance lorsqu’elle sourit enfin. Ils auraient dû se méfier, il faut toujours se méfier des sourires.

J’ai embarqué avec Michel Bussi sur les traces de cette orpheline, Émilie, à la recherche de la vérité. Les personnages sont attachants et réalistes, Emilie peut parfois paraître agaçante et Marc, collant, mais leur relation ambiguë donne à l’intrigue une autre part de mystère. Et quand la vérité éclate et que la dernière page se tourne, une sensation de tristesse s’est emparée de moi. Le livre était fini. Plus de chapitres. Plus de pages…

C’est ce que je n’aime pas dans les livres. La fin. Je ralentis toujours ma lecture lorsque je sais que la dernière page approche. Parce que c’est toujours cruel de quitter des personnages qui nous ont accompagnés pendant des heures, qui ont titillé nos pensées, qui nous ont fait imaginer un autre monde, un autre univers.

Avec Un Avion Sans Ailes, j’avais envie de rester avec Émilie et Marc. De continuer un bout de chemin avec eux. Mais ce n’est pas possible. Il faut savoir libérer l’histoire, couper le cordon et la transmettre à d’autres pour qu’elle continue de faire rêver.

C’est un peu ce que j’ai fait avec ce livre : arrivée en Australie, j’en ai parlé à une copine qui de retour en France l’a acheté. Puis, elle en a parlé à sa mère qui l’a aussi acheté. L’histoire poursuit sa route, sans moi, mais, je ne me fais pas de soucis, Émilie et Marc ont encore de belles pensées à taquiner et exciter.

Points positifs : l’intrigue et le dénouement final.

Points négatifs : C’est un coup de cœur, pas de points négatifs.

 

Vous l’avez lu? Qu’en avez-vous pensé?